Investir le segment prometteur du précuit

Car, effectivement, les bonnes pistes à suivre existent, et dans les deux rayons. Ainsi celui de la panification où le segment pré-cuit, qui ne pèse encore que 6 à 7% du chiffre d'affaires total, mais dont le développement se fait sur la base d'une progression à deux chiffres, est réellement source d'activité additionnelle pour les distributeurs.

Idem pour les concepts qui allient gourmandise et service : les Tartines malines de Jacquet (une troisième référence est sur les rails), le 100% Mie (sans croûte) signé Harris, les assortiments de type festif ou apéritif montrent entre autres que ce marché peut générer d'autres relais de croissance, et par suite d'autres usages que le seul pain de mie épais de type Crousti-Moelleux.

La viennoiserie n'est pas en reste, avec notamment un axe feuilleté (croissants, pains au chocolat, pains aux raisins) visiblement porteur mais encore insuffisamment exploité} en GMS.

Par ailleurs, la réussite de la Fournée Dorée montre que le consommateur est là aussi prêt à payer plus cher (+ 10% par rapport la moyenne du marché`). Le prix du goût, de la qualité et de la créativité. Autant dire que rien n'est joué et que le champ du possible, côté fournisseurs, est encore vaste. Ajoutons à cela la touche de communication qui s'impose pour redorer définitivement le blason des marques et c'est le chiffre d'affaires du secteur tout entier qui pourrait repartir de l'avant. Il ne faudrait simplement plus trop tarder.

La viennoiserie cherche les voies de croissance

La prime à l’offre alternative

La Fournée Dorée persiste sur la voie de la sophistication. Après avoir réveillé le marché du pain au lait avec ses Petits Moelleux au lait et au miel fondants, la marque a lancé deux nouveautés gourmandes début 2007: les Carrés Moelleux, aux pépites de chocolat ou aux fruits confits, et une Gâche au beurre et à la crême fraîche. Ce parti pris premium lui réussit : C'est la seule marque de viennoiserie à résister à la pression des MDD.

Guy Leray